samedi 20 juin 2009

Le poème de la semaine

L'amour pour toi est un sang emplissant les poitrines.
POur toi les jeunes gens jouent avec leurs vies.
J'aurai beau augmenter l'étendue de mon royaume
Je n'en oublierai pas tes jolis jardins.
L'adversaire aura le bien de sa vie éparpillé
Quand les Afghans joueront de l'épée.
Je viens à toi, mon cœur se libère
Loin de toi les soucis le musellent.
J'oublie le trône de Delhi lorsque je pense
Aux sommets montagneux de ma belle terre afghane.

Ahmad Shah (1722-1773), fondateur de l'Afghanistan moderne. Il règne de 1747 jusqu'à sa mort.

dimanche 22 février 2009

Qargha Lake, ou la sortie du vendredi



Le vendredi ici, c’est le week-end ou disons, c’est dimanche. C’est l’occasion de sortir et d’aller respirer un peu l’air frais. Là-bas, seulement à 10 km de Kaboul, on est déjà loin de la fumée et de la poussière de la ville.
La neige offre un manteau blanc à ce paysage qui normalement ressemble à des montagnes sèches et dénudées. Au bout de la petite route qui sillonne les collines, on arrive sur un plateau, et comme par magie apparaît une étendue toute plate, scintillante de fraicheur : le lac de Qargha. En hiver, on y va pas pour se baigner mais pour passer un vendredi en famille ou entre amis ; normal, c’est le week-end. L’alternative à la baignade c’est bien sûr la bataille de boule de neige, une vraie, un de celles qui nous fait un peu oublier la ville, le bruit et la pollution. Une de celle qui nous fait prendre une vraie bouffée d’air frais.
Qu’il soit artificiel ne ternit pas la bonne humeur des promeneurs et des buveurs de thé qui s’éparpillent sur les rives. Merci au président Daoud qui décida, à la fin des années 50, la création de ce petit coin paisible au pied des montagnes.
Ici tout on se contente de peu, et c’est déjà beaucoup.





lundi 15 décembre 2008

Incredible !ndia




Voilà comment l’immigration indienne accueille ses visiteurs ! C’est le logo du petit formulaire entrée-sortie du territoire indien… C’est une bonne entrée en matière et quand je suis repartie, je me suis dit qu’ils avaient bien raison ! Incredible !ndia… Des couleurs, des odeurs, du bruit, des gens qui vivent au rythme des cloches des temples, des « rickshaws » (ces voiturettes jaunes motorisées, très pratiques dans l’anarchie de la ciruclation !), des vaches et du « masala chai », un thé avec du masala et du lait, qu’on sirote dans toutes les échoppes le temps qu’ils étalent leurs foulards, pashmina, punjabis et saris… Un rythme coloré, effréné, enturbané, mélangé. Incredible !ndia !
On est loin de Kaboul, des montagnes de poussières et des kebabs… En Inde, on mange épicé, assaisonné, tout autant coloré : curry, masala, curcumin…des plats en sauce gouteux, la plupart végétariens… Des lentilles, des épinards, du fromage, des pommes de terre et du pain bien sûr, les chapatis, les tandooris, sans compter leurs variantes, fromage, ail, beurre et j’en passe. Je n’ai pas pu tout goûter mais malgré tout, ça change du mouton (behehhh).
Vous vous souvenez de mon billet sur la circulation à Kaboul ? Et bien on prend les mêmes habitudes et on recommence, sauf qu’en Inde on roule à gauche, et sur la route on croise de tout : des charrettes, ces fameux rickshaws (cycle ou auto), des ânes, parfois des chevaux, des bus, des grosses voitures, et des gens, qui traversent de droite à gauche, au milieu, devant, derrière… Il y a bien des feux mais ceux là, on les oublie ! Pour traverser, j’ai ma petite technique : je me colle à un indien et je ne le quitte plus jusqu’à être de l’autre côté de la rue. Attention, il faut esquiver ceux qui portent des masses incroyables de choses sur la tête, ça peut aller de valises vides à une pile de tissus.
L’Inde, c’est aussi tous les voyageurs qui la sillonnent, entre le sud, le nord, ceux qui reviennent du Népal et ceux qui sont en route pour le Sri Lanka… C’est une destination « facile » dans le sens où c’est grand, il y a des milliers de choses à voir, c’est très bon marché (une guesthouse : 3 dollars, un repas : 1,20 dollars, sans parler des prix des habits…), on peut facilement voyager d’un point à un autre (saviez-vous que le réseau ferroviaire indien est l’un des plus vaste de tous les continents et de ce point de vue le plus grand employeur au monde ?!) et les gens parlent (presque) tous anglais. Quoi de plus simple ?
Quand je suis arrivée à Delhi ( direct depuis Kaboul, 2h de vol et 3 h de retard), la première chose que j’ai fait c’est de m’acheter des tongs (Philippe Philoppe J) ! 25 degrés, ça ne passe pas inaperçu ! Une journée pour prendre le temps d’arriver, de se mettre aux couleurs locales, des petits allers retours dans le bazar, et direction Varanasi, une ville aux 1001 rites funéraires sacrés au bord du Gange… Une nuit passée dans le train (plutôt fraîche, mais bon) et me voilà au milieu d’une Inde rituelle, traditionnelle, joviale et macabre en même temps… Comme je vous le disais, incredible !ndia !
Comme le temps passe vite, même au bord du Gange qui semble s’écouler en dehors du temps, je suis remontée dans le train pour revenir sur mes pas… Par contre je ne suis pas retournée directement à Delhi, mais j’ai passé une journée à admirer la plus belle preuve d’amour en marbre (à chacun sa définition) : le Taj Mahal. Shah Jahan, un Mogol descendant de Babur (empereur perse qui a conquit le nord de l’Inde au 16e siècle) dédie cet édifice majestueux à sa femme en 1651. Ça valait le détour, et c’est certainement ce qu’ont pensé les milliers de touristes qui m’accompagnaient (et non, je n’étais pas seule) !
Retour sur Delhi après m’en être mis plein la vue, dernières balades, derniers achats, dernières photos… and that’s it ! Une semaine un Inde c’est trop peu et ça donne envie de plus ! Incredible !ndia !